Par Nataly St-Gelais nataly@sportsjuniors.com
La période des transactions est terminée et plusieurs jeunes ont changé d'adresse, donc d'école. Est ce bon pour la stabilité académique de ces joueurs d'être barouettés d'un bord et de l'autre pendant l'année scolaire? Il arrive même que certains joueurs soient échangé deux fois dans la saison, c'est du déjà vu... Outch!
Changements apportés
L'horaire chargé qu'on impose aux hockeyeurs juniors est au coeur des préoccupations de la LHJMQ et Gilles Courteau affirme qu'on se penche sur cette question dans les bureaux du circuit. "On a déjà procédé à une réduction de 72 à 70 matchs, il y a quelques années et on étudie actuellement différents sénarios pour passer à 66 ou 64 matchs d'ici deux ans", confit le commissaire Courteau. Pour ce qui est des longs vogages en autobus avec lequels les joueurs doivent composer, la Ligue a fait un premier pas il y a quatres ans et équilibré le calendrier. "On a beaucoup travaillé sur ça et le calendrier est beaucoup plus stable. Avant les formations s'affrontaient tous quatre fois chacune. Nous avons décidé d'augmenter le nombre de rencontres entre les clubs d'une même région, de sorte que Rouyn affronte Val d'Or 12 fois par année mais le Cape Breton deux fois une à domicile et l'autre dans les Maritimes", affirme M. Courteau.
Transiger au milieu de l'année scolaire ?
Quand on parle de transaction au beau milieu de la saison et ce que celà implique le déménagement du joueur, le changement d'équipe, de famille d'accueille, d'école et de toute l'adaptation que celà comporte pour un jeune, est ce pas une chose à prendre en considération qui selon moi est plus importante que le nombre de partie jouée dans les Maritimes? Il serait peut être temps de se pencher sur la question car il y a sûrement une méthode de faire, qui pourrait être plus bénéfique pour le joueur que de l'expédier dans un autre monde en plein milieu de l'année scolaire. Le commissaire croît qu'il est farfelu de rêver un jour à une ligue québécoise copiée sur le modèle américain. Il est pourtant chose du possible de déplacer la période des échanges.
Encore du chemin à faire
L'agent de joueurs et ancien porte couleur de la LHJMQ, Enrico Ciccone, remarque que des changements positifs ont été apportés au fil des ans, mais encore trop peu. "J'ai encore des jeunes qui me disent qu'ils ont passé 17 jours en voyage dans le même mois. De plus, quand la période des échanges approche, un stress s'ajoute aux préoccupations des joueurs, ils ne savent pas en partant pour le congé de Noël s'ils seront de retour après les fêtes", explique Ciccone.
Ce sujet a un manque de sérieux, quand on pense que 99% des jeunes joueurs qui évoluent dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec n'atteindront pas la Ligue nationale de hockey. Il y a, certes, des lacunes mais elles sont moins grandes et moins loin que ce que nous croyons. Il faut seulement se sortir la tête du sable.
Voici un débat qui n'a pas fini de faire jaser.